Fruitée 

  • C’est un style allemand qui est aujourd’hui brassé dans des brasseries du monde entier. Bière à base de froment et de malts d’orge, légèrement acide et souvent brassée avec des fruits. Elle est issue d’une fermentation haute et de levures lactiques.

  • Vieillit pendant environ 1 à 2 ans en fûts de chêne. Le Lambic se rencontre dans le sud-ouest de la région bruxelloise, dans le Pajotteland. Son nom provient d'ailleurs de la localité de Lembeek. Contrairement aux bières de basse et de haute fermentation, il n'est pas nécessaire de mettre de la levure dans le moût. Des levures sauvages se trouvant dans l'air viennent naturellement dans les cuves pour déclancher la fermentation. Le Lambic est fabriqué à partir de 70% d'orge malté et 30% de froment démalté. On ajoute également du houblon suranné, c'est à dire un houblon de plus d'un an d'âge, dans ce cas le goût âcre propre au houblon à disparu. Bien que cela fasse déjà quelques siècles qu’on ajoute des fruits- et surtout les griottes de Schaarbeek- au lambic dans la région autour de Bruxelles, la plus ancienne recette de bière fruitée ne date que de 1886.

  • Elle est brassée à partir de malt torréfié et non torréfié qui lui donne une belle couleur ambrée. Son goût est assez doux, sucré et et elle généralement peu alcoolisée. Son nom vient du malt particulier utilisé pour la brasser : le pale. Ale voulant dire bière, on vous laisse deviner la suite.

  • La bière de saison est une bière moyennement alcoolisée de fermentation haute. C'est une bière d’été produite en Belgique dans le Hainaut (Wallonnie) qui était historiquement brassée à la fin de l’hiver. Elle devait être suffisamment alcoolisée pour ne pas se dégrader avec le temps, mais assez aigre et légère pour être désaltérante car elle était servie aux ouvriers agricoles. Beaucoup de petites brasseries ont gardé cette recette de tradition mais brassent désormais cette bière durant toute l'année.

  • Ce style est un classique dans l’univers des bières belges, il se défini par une bière douce et sucrée avec un final qui laisse toujours entrevoir la présence d’alcool. La levure se manifeste sous forme sucrée, ronde et épicée, typique des levures belges. Ce sont souvent des bières modérément alcoolisées qui offrent une complexité subtile. Historiquement, c’est le style de bière le plus classique proposées dans les abbayes.

  • L'appellation “triple” ou “tripel” est historiquement employée dans le monde monastique belge pour désigner la bière dont la force est bien supérieure à la bière de référence (la blonde ou simple). Les brasseurs jouent sur la quantité des matières premières (principalement sucres et malts) pour réaliser une bière plus complexe et plus alcoolisée. Ainsi une bière triple a une robe blonde à dorée, titre entre 7 et 10% d'alcool et offre une complexité de malt, d'alcool et de houblon.

  • Elle est brassée à base de blé et donne un bon goût de grain en bouche. Toujours rafraîchissante avec des notes de banane et de clous de girofle, elle offre une rondeur ainsi qu’un fini sec. Style allemand très traditionnel !

  • La bière de froment belge aurait été brassée il y a plus de 400 ans, principalement dans l’ancienne province de Brabant en Belgique. À un certain moment dans les années 1700, on recensait même plus de 30 brasseurs de bière blanche autour de la petite ville de Hoegaarden. En 1954, la dernière de ces brasseries traditionnelles ferma ses portes et passa bien près d’emporter avec elle le secret derrière cette bière étonnamment goûteuse et rafraîchissante. Heureusement, en 1966, un laitier de la région entreprend de ressusciter la blanche belge typique de sa région au plaisir de ses parents et amis. Pierre Celis avait travaillé pour la brasserie d’un voisin et se rappelait des ingrédients nécessaires à sa fabrication : du blé cru, de l’avoine crue, et de l’orge malté. Bien entendu, la bière blanche Hoegaarden de Pierre Celis ne fut pas seulement appréciée par son entourage, mais bientôt par toute la région, le pays, puis le continent. Celis ouvre officiellement sa Brouwerij Celis en 1966. Par la suite, les microbrasseries américaines et d’autres à travers le monde ne tarderont pas à s’emparer du style ravivé par Pierre Celis et à le reproduire le plus fidèlement possible comme ce dernier l’aurait souhaité.