Style Belge 

  • Bière française traditionnellement du Nord, de fermentation haute, relativement alcoolisée, généralement blonde ou ambrée, moelleuse et plus ou moins caramélisée. Elle était à l'origine brassée en fin de printemps puis gardée longtemps en fût (d'où son nom) dans des celliers froids après la fermentation. Elle est maintenant gardée en cuve de garde. Cette période permet à la bière de refermenter et de mûrir tranquillement (fermentation secondaire) pendant une durée plus ou moins variable (environ un mois). Les sucres et levures vont alors continuer à travailler, affiner le goût de la bière et ainsi augmenter son taux d'alcool.

  • Bitter est un terme anglais qui désigne communément le type de bière « pale ale ». Cette expression est apparue au début du 19 ème siècle lors du développement du type pale ale. La principale caractéristique des bitters est qu'elles sont brassées avec des malts clairs, comme les pales ales, et des houblons anglais (Goldings, Fuggles). Le tout est mis à fermenter avec des levures de fermentation haute anglaises. Le malt cristal est très couramment utilisé dans ce type de bière. Historiquement, la Bitter était servie dans les pubs, en «cask», sans pression, à température du cellier. Encore aujourd’hui, dans les meilleurs pubs de Grande-Bretagne, elle est servie de cette façon traditionnelle.

  • La particularité des bières brettées est qu’elles peuvent se faire vieillir pour se bonifier, comme le vin ! Les jeunes bières à base de bretts sont fruitées, elles peuvent parfois avoir des notes de foin, légèrement terreuses ou fumées. Les brettanomyces sont des bactéries sauvages domestiquées et très en vogue dans le milieu des micro brasseries depuis quelques années.

  • Ce style désigne les bières brunes belges ou d’inspiration belge provenant d’autres pays et généralement fortes en alcool. Elles se caractérisent par des saveurs épicées et maltées qui peuvent déboucher sur des notes de chocolat, de caramel ou de noisette.

  • L'appellation « double » ou « dubbel » est historiquement employée dans le monde monastique belge pour désigner une bière dont la force est supérieure à la bière de référence (la blonde ou simple). Les brasseurs jouent sur la quantité des matières premières (principalement sucres et malts) pour réaliser une bière au corps plus corsé. Ainsi une bière double est plutôt de couleur ambrée foncé à cuivrée avec des reflets rougeâtres, titre entre 6 et 8% et est plutôt sucrée.

  • Bière avec une base lambic de fermentation spontanée qui est brassée avec du sucre candi qui lui donne une robe caramel ainsi qu’un goût sucré et léger. Les brasseurs incorporent le sucre à un lambic jeune et un lambic vieux et de cet ajout résulte une nouvelle fermentation. Ce style date du moyen-âge et titre généralement à un taux d’alcool plutôt bas.

  • La gueuze est le résultat d'un mélange entre des lambics jeunes (un an) et plus anciens (de 3 ans). Le brasseur effectue des mélanges de lambics entre différents fûts jusqu'à ce qu'il soit satisfait de sa combinaison. C'est une activitée qui doit être très rigoureuse, le goût doit en effet être uniforme. La gueuze est ensuite refermentée en bouteille sans ajout de levure selon la méthode champenoise pendant environ 6 mois. C'est cette refermentation qui lui apporte mousse et pétillant. La gueuze peut être conservée de nombreuses années en bouteille.

  • Vieillit pendant environ 1 à 2 ans en fûts de chêne. Le Lambic se rencontre dans le sud-ouest de la région bruxelloise, dans le Pajotteland. Son nom provient d'ailleurs de la localité de Lembeek. Contrairement aux bières de basse et de haute fermentation, il n'est pas nécessaire de mettre de la levure dans le moût. Des levures sauvages se trouvant dans l'air viennent naturellement dans les cuves pour déclancher la fermentation. Le Lambic est fabriqué à partir de 70% d'orge malté et 30% de froment démalté. On ajoute également du houblon suranné, c'est à dire un houblon de plus d'un an d'âge, dans ce cas le goût âcre propre au houblon à disparu. Bien que cela fasse déjà quelques siècles qu’on ajoute des fruits- et surtout les griottes de Schaarbeek- au lambic dans la région autour de Bruxelles, la plus ancienne recette de bière fruitée ne date que de 1886.

  • La bière quadruple est la bière la plus forte de l'abbaye, elle est historiquement brassée avec une quantité quadruple de malt (plus de 70 kg par hectolitre) par rapport à la bière de référence (la blonde ou simple). Les rares bières quadruple ont une teneur en alcool très élevée avoisinant les 10% et un goût de céréales très prononcé.

  • Bière aux arômes maltés qui développe un caractère équilibré avec des notes de houblons assez faibles. Elle contient toujours ce côté caramel qui est donné par les malts et qui lui donne sa belle robe ambrée.

  • Les brunes et rouges des Flandres prennent naissance à l’époque où l’action de la levure n’était pas encore soumise aux inquisitions microscopiques. Le moût fraîchement sorti de la cuve d’ébullition était alors pompé à l’étage supérieur de la brasserie afin d’être refroidi par l’air frais de la nuit. Il s’agissait également d’une façon d’inoculer le moût de façon spontanée. Cette façon d’insuffler la vie aux liquides sucrés fut considérablement modifiée lorsqu’on a développé des méthodes de culture de la levure. Certaines brasseries ont maintenu les pratiques ancestrales.

  • La bière de saison est une bière moyennement alcoolisée de fermentation haute. C'est une bière d’été produite en Belgique dans le Hainaut (Wallonnie) qui était historiquement brassée à la fin de l’hiver. Elle devait être suffisamment alcoolisée pour ne pas se dégrader avec le temps, mais assez aigre et légère pour être désaltérante car elle était servie aux ouvriers agricoles. Beaucoup de petites brasseries ont gardé cette recette de tradition mais brassent désormais cette bière durant toute l'année.

  • Ce style est un classique dans l’univers des bières belges, il se défini par une bière douce et sucrée avec un final qui laisse toujours entrevoir la présence d’alcool. La levure se manifeste sous forme sucrée, ronde et épicée, typique des levures belges. Ce sont souvent des bières modérément alcoolisées qui offrent une complexité subtile. Historiquement, c’est le style de bière le plus classique proposées dans les abbayes.

  • Ce style concerne les bières belges blondes, à la levure belge typique, légèrement fruitée et épicées avec de faibles présences de houblon. Ces bières sont généralement refermentées en bouteille ce qui leur procure une belle effervescence. Elles sont également caractérisées par une teneur élevée en alcool (plus de 7%).

  • La bière doit être fabriquée au sein même d'une abbaye cistercienne et sous contrôle de la communauté monastique. Les bénéfices sont reversés à l'abbaye et à des actions sociales. Il n’existe que 11 brasseries trappistes dans le monde et leur appellation est rigoureusement contrôlée par l'appellation ATP (authentic trappist product). On en compte 6 en Belgique, 2 en Autriche, 1 en Italie, 1 en Autriche et 1 aux Etats-Unis.

  • L'appellation “triple” ou “tripel” est historiquement employée dans le monde monastique belge pour désigner la bière dont la force est bien supérieure à la bière de référence (la blonde ou simple). Les brasseurs jouent sur la quantité des matières premières (principalement sucres et malts) pour réaliser une bière plus complexe et plus alcoolisée. Ainsi une bière triple a une robe blonde à dorée, titre entre 7 et 10% d'alcool et offre une complexité de malt, d'alcool et de houblon.

  • La bière de froment belge aurait été brassée il y a plus de 400 ans, principalement dans l’ancienne province de Brabant en Belgique. À un certain moment dans les années 1700, on recensait même plus de 30 brasseurs de bière blanche autour de la petite ville de Hoegaarden. En 1954, la dernière de ces brasseries traditionnelles ferma ses portes et passa bien près d’emporter avec elle le secret derrière cette bière étonnamment goûteuse et rafraîchissante. Heureusement, en 1966, un laitier de la région entreprend de ressusciter la blanche belge typique de sa région au plaisir de ses parents et amis. Pierre Celis avait travaillé pour la brasserie d’un voisin et se rappelait des ingrédients nécessaires à sa fabrication : du blé cru, de l’avoine crue, et de l’orge malté. Bien entendu, la bière blanche Hoegaarden de Pierre Celis ne fut pas seulement appréciée par son entourage, mais bientôt par toute la région, le pays, puis le continent. Celis ouvre officiellement sa Brouwerij Celis en 1966. Par la suite, les microbrasseries américaines et d’autres à travers le monde ne tarderont pas à s’emparer du style ravivé par Pierre Celis et à le reproduire le plus fidèlement possible comme ce dernier l’aurait souhaité.